OpenAI lance Dots, un agent ChatGPT à 100 dollars par mois pour le travail
Premier agent « cloud » grand public d'OpenAI, réservé aux comptes les plus chers, qui concurrence Muse de Meta ; premiers essais mitigés.
OpenAI a annoncé cette semaine Dots, une plateforme d'agents IA qui travaillent sur un ordinateur virtuel dans le cloud, proposée d'abord aux abonnés des offres les plus chères de ChatGPT, dont le forfait Pro à 100 dollars par mois, d'après un essai publié le 2 octobre 2026 par The Verge. L'entreprise se positionne face à Muse, l'agent gratuit de Meta.
Qu'est-ce que Dots, l'agent d'OpenAI ?
Chaque utilisateur dispose pour l'instant d'un seul « Dot », un avatar en forme de petite créature à qui l'on peut donner un nom ; OpenAI promet à terme plusieurs Dots. L'interface ressemble à celle de Muse : on discute avec l'agent dans une fenêtre et l'on suit son travail dans une autre, pendant qu'il manipule un ordinateur virtuel. Cet ordinateur donne accès d'emblée à des logiciels comme Blender et GIMP. L'utilisateur peut aussi accorder l'accès à son propre ordinateur via l'application ChatGPT de bureau, et appeler son Dot par téléphone.
Selon The Verge, la présentation évoque davantage un logiciel d'entreprise capable de commander un repas qu'un assistant personnel : Dots est décrit comme un « Codex pour monsieur Tout-le-monde », par analogie avec l'outil de programmation d'OpenAI.
Combien coûte Dots et qui peut l'utiliser ?
OpenAI réserve Dots, dans un premier temps, aux comptes les plus élevés, dont le Pro à 100 dollars par mois utilisé par The Verge pour son essai. Muse et son concurrent Instinct sont gratuits, au moins pour l'instant. Ce positionnement dit à qui s'adresse le produit : les professionnels prêts à payer, plutôt que le grand public. Aucune disponibilité en France n'est mentionnée dans la source consultée.
Que vaut Dots à l'usage ? Les premiers essais de The Verge
La journaliste Allison Johnson décrit des résultats mitigés sur des tâches ordinaires. Dots a presque réussi à planifier l'installation d'un fournisseur d'accès, mais s'est bloqué sur un test « humain » nécessitant un appui prolongé de souris ; il a ensuite demandé les coordonnées bancaires dans le navigateur virtuel, faute d'intégration de paiement comparable à celle de Muse. Il a manqué l'option d'essai gratuit d'un espace de coworking que l'agent concurrent Instinct a trouvée, s'est heurté à des vérifications de sécurité en boucle chez Ikea et a été refusé par un restaurant. OpenAI renvoie vers une page expliquant que certains sites bloquent le trafic de son navigateur cloud.
Il s'est mieux comporté sur un terrain maîtrisé : refonte du site personnel de la journaliste dictée par téléphone, puis déploiement des changements et assemblage de plusieurs vidéos en un clip aux dimensions adaptées aux réseaux sociaux, après l'octroi d'un nombre « choquant » de permissions. Son verdict : utile, mais à 100 dollars par mois, pas indispensable dans son métier. Il s'agit d'un essai unique, par un seul média, avec des tâches choisies par lui ; il ne remplace pas un test comparatif.
Pourquoi les permissions posent-elles question ?
Comme les agents de Meta, Dots peut agir sur l'ordinateur de l'utilisateur. Cela renvoie au débat sur l'accès des agents aux données personnelles : nous avons détaillé comment Apple veut limiter l'accès complet au disque sur Mac face à ces outils, et présenté l'agent Muse de Meta.
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