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Google AI Overviews : le juge Mehta rejette les plaintes de Chegg et Penske Media

Le tribunal américain estime qu'une « attente » de trafic n'est pas un accord : les éditeurs ne prouvent pas d'abus de position dominante.

Kelvyn3 min de lecture

Le juge fédéral américain Amit Mehta a rejeté le mercredi 30 septembre 2026 deux plaintes antitrust déposées par la société d'éducation en ligne Chegg et par Penske Media Corporation, propriétaire de Rolling Stone, qui accusaient Google de détourner du trafic via ses AI Overviews, les résumés générés par intelligence artificielle en tête des résultats de recherche.

Que reprochaient Chegg et Penske Media à Google ?

Déposées l'an dernier, les plaintes soutenaient que Google abusait de son monopole en contraignant les éditeurs à fournir gratuitement leur contenu aux AI Overviews, sous peine de disparaître des résultats de recherche. Selon les plaignants, ces résumés détournent les internautes des sites sources et réduisent les revenus publicitaires et d'abonnement. L'information a d'abord été rapportée par Reuters, puis reprise par The Verge.

Pourquoi le juge a-t-il rejeté les plaintes ?

Le magistrat, auteur en 2024 de la décision historique reconnaissant le monopole de Google dans la recherche, estime que les arguments ne tiennent pas en droit de la concurrence. Il écrit : « Les plaignants ont seulement plaidé qu'ils ont une “attente” que Google leur enverra du trafic s'ils mettent leur contenu à disposition gratuitement. Mais une attente n'est pas un accord. C'est simplement le fonctionnement d'un moteur de recherche généraliste » (traduction KLYNLABS de la citation rapportée par The Verge).

Il ajoute que la cour n'est pas « insensible » à la situation des éditeurs, mais que le droit de la concurrence ne peut pas remplacer une décision du législateur sur l'impact économique d'une « nouvelle innovation ».

Que change ce jugement pour les éditeurs ?

Juridiquement, la voie antitrust ressort affaiblie pour contester l'utilisation de contenus dans les réponses d'IA de recherche. Économiquement, le problème reste entier : The Verge rapporte que le trafic vers les médias et les petits sites chute fortement depuis la refonte de la recherche de Google par l'IA.

Une piste commerciale existe : cette semaine, The Information a rapporté que Google paie une centaine d'éditeurs pour leurs contributions aux AI Overviews, à AI Mode et à Gemini, dans le cadre d'un programme pilote. Cette information, relayée par The Verge, n'a pas été confirmée dans les éléments consultés, et les montants sont inconnus.

Quel lien avec les autres dossiers de Google ?

Le juge Mehta est celui qui a statué sur le dossier historique de la recherche. Cette décision s'ajoute au contentieux entre Google et les éditeurs, que nous suivons aussi côté IA, par exemple avec la sortie de Gemini 4 Argon. Elle ne règle ni les débats sur le droit d'auteur, ni les procédures hors des États-Unis, qui reposent sur d'autres textes.

Précision de transparence : The Verge appartient à Penske Media, l'une des deux plaignantes, et l'indique dans son article.

Source

Article d'origine : The Verge, « Judge dismisses antitrust lawsuits over Google's AI Overviews », qui cite Reuters.

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