Une start-up chinoise accuse OpenAI d'avoir copié son robot humanoïde pour GPT-6 Astra
Guo Renjie, fondateur de la start-up JoyIn, dénonce des similitudes de vocabulaire, de concepts et de design entre son robot Aether et le projet Astra d'OpenAI.
Photo : Michael Martinelli / Unsplash
JoyIn, une start-up chinoise de robotique humanoïde fondée en décembre 2024, accuse OpenAI d'avoir copié le concept de son robot Aether pour développer son projet Astra, présenté comme la prochaine génération de GPT-6. L'accusation, portée publiquement par le fondateur de JoyIn, Guo Renjie, repose sur trois séries de similitudes plutôt que sur une preuve technique unique.
Trois similitudes relevées par JoyIn
Vocabulaire : JoyIn avait présenté en Silicon Valley le concept de « visiteur extraterrestre » un mois avant qu'un texte du scientifique en chef d'OpenAI, Jakub Pachocki, intitulé « Un esprit extraterrestre », ne soit publié.
Concepts : l'auto-amélioration récursive et l'optimisation de la puissance de calcul, présentées par JoyIn à la mi-août, se retrouveraient reprises par OpenAI trois semaines plus tard.
Design : les deux pages web de présentation partageraient, selon JoyIn, « les mêmes effets de particules » inspirés de l'espace.
Des preuves qui restent à la charge de l'accusateur
Guo Renjie affirme avoir mené « une analyse très minutieuse », comparaisons visuelles à l'appui, selon des propos rapportés par CNBC. Aucune preuve technique vérifiable de manière indépendante — code source, document interne, historique de développement — n'a toutefois été rendue publique à ce stade. Sollicité, OpenAI n'a pas répondu à la demande de commentaire de CNBC.
Une accusation à prendre avec prudence
Les concepts évoqués par JoyIn ne sont pas, en soi, une propriété exclusive de l'entreprise. La métaphore de l'intelligence artificielle comme « esprit » radicalement différent du nôtre circule depuis plusieurs années dans la recherche en IA, tout comme l'idée d'auto-amélioration récursive, débattue publiquement bien avant cet été par de nombreux laboratoires. Une concordance de calendrier, aussi frappante soit-elle, ne constitue pas la preuve d'une copie : aucune action en justice n'a pour l'instant été annoncée, et aucune relation commerciale antérieure entre les deux entreprises n'a été mentionnée.
L'affaire illustre surtout la tension croissante entre laboratoires américains et start-up chinoises de l'IA, sur fond de compétition ouverte pour les mêmes récits technologiques et les mêmes investisseurs.
Source
Clubic, qui cite des propos rapportés par CNBC.
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