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Dyson dégaine trois robots aspirateurs-laveurs à l'IFA 2026, enfin sous la barre des 1 000 euros

La gamme Nurovi marque un tournant tarifaire pour Dyson, qui descend pour la première fois sous les 1 000 euros sur deux de ses trois nouveaux robots, avec des serpillières triangulaires et une lampe UV en démonstration.

Kelvyn3 min de lecture

À l'IFA 2026 de Berlin, Dyson a présenté une nouvelle gamme de robots aspirateurs baptisée Nurovi, contraction de « Neural » et « Vision ». Trois modèles, de 549 à 1 199 euros, avec un mot d'ordre qui tranche avec les habitudes de la marque : pour la première fois, deux d'entre eux se vendent sous la barre des 1 000 euros, dans la zone de prix où se concentre l'essentiel des ventes du marché.

Une marque qui campait sur le haut de gamme

Le positionnement tarifaire de Dyson sur les robots aspirateurs a longtemps été un point faible face à des concurrents chinois comme Roborock ou Dreame : son précédent modèle avec lavage, le Spot+Scrub AI, se vendait 1 199 euros, un tarif qui le cantonnait à une niche. Avec Nurovi, la marque descend enfin dans le milieu de gamme : le R1 Nurovi Dry, un aspirateur sans lavage, est annoncé à 549 euros dès le 4 septembre. Le R2 Nurovi Wash+Dry, avec deux serpillières et une station qui les lave, suit à 849 euros à partir du 9 septembre. Le R3 Nurovi Spot+Scrub UV, à 1 199 euros et disponible plus tard, reprend l'architecture du Spot+Scrub AI avec une lampe UV en plus.

Les R1 et R2 partagent une base commune : navigation par LiDAR à temps de vol, moteur de 21 000 Pa, brosse latérale extensible vers les plinthes, et un capteur de poussière qui augmente automatiquement la puissance d'aspiration en cas de besoin. La station du R2 vide le robot via huit cyclones dans un bac de 2,6 litres, sans sac, avec une autonomie de vidage annoncée à 90 jours. Particularité de ce modèle : ses serpillières adoptent la forme d'un triangle de Reuleaux — une forme à largeur constante conçue pour mieux atteindre les angles que ne le permettent les disques ronds classiques utilisés par Roborock ou Dreame. La station les lave à 75 °C et les sèche à 45 °C.

Le R3 joue dans une catégorie à part : il reprend le rouleau en microfibre de 27 cm du Spot+Scrub AI, avec une eau chauffée à 70 °C (contre 60 °C sur le modèle précédent), et un moteur qui passe de 18 000 à 30 000 Pa — soit 65 % de puissance en plus selon Dyson, une réponse directe à un défaut relevé sur les moquettes lors de tests précédents du modèle antérieur. La nouveauté marketing porte sur une lampe UV combinée à une caméra, censée repérer des taches « invisibles à l'œil » et repasser dessus jusqu'à leur disparition, sur un catalogue de près de 200 substances reconnues selon la marque. Cette promesse mérite d'être nuancée : si certaines taches organiques comme l'urine réagissent effectivement sous UV, la plupart des salissures domestiques courantes ne fluorescent pas, et c'est surtout la caméra qui fait le travail de détection.

Reste à vérifier à l'usage si les serpillières triangulaires nettoient réellement mieux les angles que les disques déportés employés par la concurrence, un point qui se juge sur le terrain plus que sur le papier.

Source

Article rédigé à partir du compte rendu de Frandroid, présent sur place à l'IFA 2026.

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