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Dongfeng vise une production pilote de robots humanoïdes dès la fin 2026

Le constructeur automobile chinois veut atteindre des capacités équivalentes à celles d'un travailleur humain d'ici fin 2027, rejoignant Xpeng et Chery dans la course aux robots industriels

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Le constructeur automobile chinois Dongfeng Motor a annoncé viser une entrée en production pilote de son robot humanoïde, baptisé Xiaodong, dès la fin de l'année 2026, avec un objectif d'atteindre des capacités comparables à celles d'un travailleur humain d'ici la fin de l'année 2027.

L'information a été rapportée par CnEVPost.

Un calendrier en deux temps

Selon Dongfeng, le robot Xiaodong doit entrer en usine dès octobre 2026 pour des tâches de tri de matériaux et de contrôle qualité, avant de passer en petite série pilote à la fin de cette même année. L'étape suivante, plus ambitieuse, viserait une parité avec les capacités d'un travailleur humain à la fin de l'année 2027 — un objectif qui, à ce stade, reste une intention annoncée par le constructeur et non une capacité déjà démontrée publiquement.

Vers une autonomie élargie

Selon les éléments communiqués, Xiaodong doit évoluer progressivement « vers l'exécution entièrement autonome d'opérations flexibles », au-delà des actions répétitives simples qui caractérisent la première phase pilote. Aucun partenaire technologique externe n'a été mentionné : le développement du robot serait mené en interne chez Dongfeng.

Une course industrielle entre constructeurs automobiles chinois

Dongfeng rejoint une compétition déjà engagée par plusieurs constructeurs automobiles chinois sur les robots humanoïdes industriels. Xpeng a ouvert une ligne de production dédiée en septembre 2026, tandis que Chery, via sa filiale Aimoga, revendique déjà plus de 3 000 robots livrés. Zhang Zhenlin, ingénieur en chef cité par CnEVPost, explique cette dynamique par la réutilisation de technologies entre les deux domaines : les compétences développées pour l'automatisation des chaînes de production automobile et pour la conduite assistée se transposent directement à la robotique humanoïde, ce qui accélère la mise sur le marché de ces machines par rapport à des acteurs partant de zéro.

Cette convergence entre industrie automobile et robotique humanoïde s'explique aussi par la structure industrielle chinoise : les constructeurs disposent déjà de chaînes d'approvisionnement en moteurs électriques, batteries et systèmes de perception, des briques technologiques directement réutilisables pour un robot bipède ou à roues.

Reste que l'écart entre un robot capable de trier des matériaux dans un environnement contrôlé et un robot « aux capacités équivalentes à un travailleur humain » demeure considérable en robotique, quel que soit le calendrier annoncé par un constructeur ; l'histoire récente du secteur montre que ce type d'objectif est régulièrement repoussé.

Source

D'après CnEVPost, 20 septembre 2026.

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