WatchGuard Firebox : la faille RCE critique est désormais exploitée par des rançongiciels
CISA confirme l'exploitation active de CVE-2025-14733, corrigée depuis décembre mais encore ouverte sur des milliers de pare-feu
Photo : FlyD / Unsplash
CISA a confirmé le 10 septembre 2026 que des groupes de rançongiciel exploitent activement une faille critique des pare-feu WatchGuard Firebox, neuf mois après la publication du correctif. L'agence américaine classe la vulnérabilité parmi celles activement exploitées, ce qui déclenche une obligation de correction sous une semaine pour les agences fédérales américaines.
Une exécution de code sans authentification
La faille, référencée CVE-2025-14733, touche le système Fireware OS qui équipe les Firebox, des versions 11.x et 12.x jusqu'aux 2025.1 à 2025.1.3. Elle provient d'une erreur d'écriture hors limites qui permet à un attaquant sans identifiants d'exécuter du code arbitraire sur l'appareil, à condition que celui-ci expose une configuration VPN IKEv2. WatchGuard avait publié un correctif en décembre 2025, et CISA avait ajouté la faille à son catalogue dès ce moment-là ; ce n'est que neuf mois plus tard que l'agence confirme des attaques par rançongiciel documentées. Les groupes responsables n'ont pas été identifiés publiquement.
Des milliers de pare-feu encore vulnérables
Selon les données collectées par Shadowserver, plus de 115 000 pare-feu Firebox exposaient encore la faille en décembre 2025, au moment de la publication du correctif. Neuf mois plus tard, ce nombre est retombé à environ 9 000 — un net progrès, qui laisse malgré tout un parc conséquent d'équipements de périphérie de réseau ouverts à une prise de contrôle à distance.
Pourquoi ces failles réseau restent la porte d'entrée préférée
Ce n'est pas un cas isolé : KLYNLABS a récemment documenté une faille ScreenConnect toujours sans correctif et trois failles MikroTik enchaînées pour prendre le contrôle de routeurs exposés. Le motif se répète : des équipements de périphérie, souvent oubliés des campagnes de correctifs, deviennent le point d'entrée initial d'attaques qui débouchent ensuite sur du chiffrement de données. La fenêtre entre la publication d'un correctif et son exploitation en masse continue de se compter en mois plutôt qu'en semaines, ce qui laisse aux attaquants tout le temps de scanner Internet à la recherche des appareils non mis à jour.
Source : BleepingComputer, citant l'avis WatchGuard PSIRT et le catalogue CISA KEV.
Partager
Cet article peut servir à quelqu'un ?
Envoyez-le à un proche en un geste, ou partagez-le sur vos réseaux. Voici la carte qui s'affichera avec votre lien.

Votre mot accompagne le lien. Modifiez-le si vous voulez.
À lire ensuite

Keystone : 18 835 portefeuilles crypto détruits après le vol d'une clé
Keystone a annoncé le 26 octobre 2026 la destruction de 18 835 portefeuilles matériels invendus après le vol de leur clé de vérification. L'intrusion, détectée le 20 octobre, a aussi exposé 25 964 fiches clients.
Kelvyn2 min de lecture

Faille UEFI CVE-2026-97631 : un bug de 16 ans menace les serveurs
Une faille de gravité 9,5 sur 10, CVE-2026-97631, dans le code EDK II de TianoCore permet d'exécuter du code avant le système d'exploitation. Elle exige un accès au réseau local et touche les machines démarrant par PXE.
Kelvyn3 min de lecture

Wasmtime : deux failles critiques (CVSS 9.9) permettent de sortir du bac à sable
Les mainteneurs de Wasmtime, un runtime WebAssembly, ont publié le 19 octobre 2026 deux avis critiques, CVE-2026-115889 et CVE-2026-115893, notés 9.9 sur 10. Aucune exploitation n'a été signalée, mais un module piégé peut sortir du bac à sable.
Kelvyn3 min de lecture