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SpaceX rachète des fréquences 800 MHz pour 8 milliards de dollars : Starlink vise le mobile

Après l'accord de la FCC sur 15 000 satellites, l'achat de bandes basses fait chuter T-Mobile, Verizon et AT&T en Bourse.

Kelvyn2 min de lecture

SpaceX a annoncé le 8 octobre 2026 l'achat d'un portefeuille de fréquences 800 MHz auprès du fonds Grain Management, pour environ 8 milliards de dollars selon Clubic, afin de bâtir un réseau mobile reliant directement ses satellites aux smartphones. Le prix reste « approximatif » et n'est pas confirmé officiellement dans nos sources.

Les signaux de bande basse comme le 800 MHz traversent plus facilement les murs, ce qui aiderait Starlink à couvrir l'intérieur des bâtiments, son point faible actuel. SpaceX décrit l'objectif d'un réseau unique, fiable en intérieur, en extérieur et dans les « zones blanches » rurales. Elon Musk a qualifié l'accord d'« immense ». Le vendeur est Grain Management, et non EchoStar, auprès de qui SpaceX avait acquis l'an dernier d'autres fréquences pour 17 milliards de dollars.

Quelle décision de la FCC précède cet achat ?

Le 6 octobre 2026, la Federal Communications Commission (FCC), le régulateur américain des télécoms, a approuvé le projet de SpaceX de 15 000 satellites de nouvelle génération optimisés pour la bande des 2 GHz, volant jusqu'à 326 km d'altitude. Elle a supprimé l'obligation de s'associer à un opérateur mobile terrestre pour offrir le service. SpaceX prévoit de commencer à lancer ces satellites fin novembre 2027 : le service ne peut donc pas exister avant.

Comment les marchés et les opérateurs ont-ils réagi ?

T-Mobile a perdu plus de 11 % en Bourse, Verizon et AT&T environ 6,6 % chacun. Un porte-parole de Verizon a qualifié les fréquences d'« ondes vides », estimant que SpaceX a toujours besoin d'une infrastructure terrestre solide pour couvrir les villes. Le patron de Verizon, Dan Schulman, disait le mois dernier que les satellites n'avaient pas d'effet perceptible sur sa croissance. En mai, les trois grands opérateurs américains ont créé une coentreprise dédiée aux services par satellite.

Ce qui reste à confirmer

Starlink peine aujourd'hui dans les villes aux immeubles hauts et denses, et un réseau mobile autonome pourrait coûter jusqu'à 130 milliards de dollars selon une estimation citée par Clubic sans analyse. Rien ne concerne encore la France : ces fréquences et cette autorisation sont américaines.

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