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OpenAI : un ingénieur arrêté pour avoir caché un micro espion dans une salle de direction

Le FBI accuse un employé saoudien d’avoir installé un enregistreur USB dissimulé dans du papier toilette

Kelvyn2 min de lecture

Le FBI, la police fédérale américaine, a annoncé le 13 octobre 2026 l’arrestation d’Abdulrahman Alfozan, ingénieur d’OpenAI âgé de 35 ans, soupçonné d’avoir caché un enregistreur audio dans une salle de réunion réservée à la direction de l’entreprise. S’il est reconnu coupable d’enregistrement illégal, il risque jusqu’à cinq ans de prison et 250 000 dollars d’amende, selon le FBI.

Que reproche-t-on à l’ingénieur d’OpenAI ?

Selon la plainte, Abdulrahman Alfozan, ressortissant saoudien devenu résident permanent américain en 2020 et employé par OpenAI depuis juillet 2025, aurait branché une clé USB à l’arrière du téléviseur d’une salle d’accès restreint, où la direction aborde l’avancement technique, les relations avec les gouvernements et les partenariats commerciaux. Le dispositif aurait été emballé dans du papier toilette pour le dissimuler.

Le FBI situe la pose au 28 septembre ; OpenAI a découvert l’appareil le 30 septembre et constaté que son contenu était chiffré. Le 5 octobre, l’entreprise a installé une caméra dans la salle, et les images auraient montré l’ingénieur tentant de récupérer le dispositif le jour même.

Que disent les éléments de l’enquête ?

L’affidavit d’une agente du FBI, Lydia Liang, décrit un module chinois Seeed XIAO ESP32-S3 Sense, personnalisé pour masquer les données enregistrées, avec une carte microSD dont la structure évoque un système de fichiers chiffré. Il précise qu’Alfozan aurait interrogé en août un agent de productivité d’OpenAI pour savoir où et quand se tenaient des réunions sensibles. Le compte d’un assistant IA associé à son épouse contiendrait des requêtes sur l’adresse MAC du module, l’enregistrement continu et le chiffrement d’une carte SD.

Selon l’enquête, la vidéosurveillance l’aurait repéré à dix reprises devant la salle en septembre, et un second module identique aurait été retrouvé dans un sac signalé comme perdu. OpenAI n’a pas évincé l’intéressé tout de suite : l’entreprise a réduit progressivement ses accès, puis l’a licencié le vendredi, au moment de l’arrestation, d’après Ars Technica.

Que reste-t-il à établir ?

Ce sont des allégations : aucun jugement n’a été rendu et l’accusé est présumé innocent. Le destinataire éventuel des enregistrements reste inconnu, et le FBI n’a pas indiqué que des données aient effectivement été interceptées. Le contexte compte néanmoins : le directeur du FBI, Kash Patel, a présenté la protection des laboratoires d’IA de pointe comme l’une des priorités du contre-espionnage, en citant un mémorandum de la présidence américaine sur l’avance du pays en IA.

L’affaire rappelle que les journaux d’usage d’un assistant IA d’entreprise peuvent devenir des preuves, et que la menace interne pèse autant sur les laboratoires que les attaques informatiques, comme l’illustre aussi l’avertissement d’Anthropic sur les modèles auto-répliquants visant les objets connectés.

Source

Ars Technica, article du 14 octobre 2026 ; plainte et communiqué du FBI qu’il cite.

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