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Microsoft corrige une faille critique notée 10 sur 10 dans Azure AI Foundry

La vulnérabilité CVE-2026-85889 permettait une élévation de privilèges non autorisée sur la plateforme d'IA générative de Microsoft

Kelvyn2 min de lecture

Microsoft a annoncé le 18 septembre 2026 avoir corrigé une vulnérabilité classée 10 sur 10 sur l'échelle de sévérité CVSS (Common Vulnerability Scoring System), le score maximal, dans Azure AI Foundry — aussi appelé Microsoft Foundry —, sa plateforme d'entreprise destinée à construire, déployer et gérer des applications d'intelligence artificielle générative.

La faille, référencée CVE-2026-85889, résulte d'une absence d'authentification sur une fonction critique du service, permettant à un attaquant non autorisé d'obtenir une élévation de privilèges à distance, par le réseau. Dans son bulletin de sécurité, Microsoft décrit le problème en ces termes : « Une authentification manquante pour une fonction critique dans Azure AI Foundry permet à un attaquant non autorisé d'élever ses privilèges sur le réseau. »

Qui a découvert la faille et qui est concerné ?

La vulnérabilité a été découverte et signalée à Microsoft par le chercheur en sécurité Rémy Marot (identifié sur les réseaux sous le pseudonyme @R_Marot). Microsoft indique n'avoir constaté aucune preuve d'exploitation de cette faille dans la nature avant sa correction.

Contrairement à une vulnérabilité affectant un logiciel installé localement, Azure AI Foundry est un service hébergé par Microsoft dans le cloud. L'entreprise a donc pu déployer le correctif directement sur son infrastructure, sans attendre une mise à jour de la part de ses clients. « Aucune action n'est requise de la part des utilisateurs », précise Microsoft, une formulation habituelle pour les vulnérabilités de type CVE affectant des services cloud, automatiquement corrigées côté fournisseur.

Que faut-il en retenir pour les entreprises clientes ?

Aucune démarche n'est nécessaire pour les entreprises utilisant Azure AI Foundry : la correction ayant été appliquée sur l'infrastructure de Microsoft elle-même, tous les déploiements sont protégés sans intervention. Le score CVSS maximal de 10 sur 10 reflète la gravité théorique de la faille — une élévation de privilèges à distance sans authentification requise — plutôt qu'un dommage effectivement constaté, puisqu'aucune exploitation active n'a été recensée.

Cette annonce s'inscrit dans une actualité chargée pour la sécurité des infrastructures d'intelligence artificielle : la même semaine, des chercheurs ont utilisé le modèle Claude Opus 5 d'Anthropic pour atteindre les dépôts de code internes d'OpenAI (lire notre article), tandis que Check Point a corrigé une faille distincte permettant une exécution de code en tant que root sur ses serveurs de gestion (lire notre article). La multiplication de ces annonces reflète moins une dégradation soudaine de la sécurité des plateformes d'IA qu'un examen plus systématique de ces infrastructures, désormais considérées comme des cibles à haute valeur.

Source

D'après l'article de The Hacker News, qui cite le bulletin de sécurité officiel de Microsoft.

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